Syracuse
« Grâce, surtout, à la fertilité de son territoire et à l'heureuse disposition de ses ports, Syracuse prit un rapide accroissement, et ses habitants en vinrent bientôt à exercer sur toute la Sicile une véritable hégémonie, hégémonie oppressive tant que régnèrent leurs tyrans, hégémonie bienfaisante quand, redevenus libres eux-mêmes, ils voulurent affranchir aussi toutes les villes qui gémissaient sous le joug des Barbares. »
Strabon, Géographie, VI, 2, 4

« L'île d'Ortygie fait, on peut dire, partie de Syracuse, d'autant qu'un pont l'y réunit. Elle renferme la fontaine Aréthuse. Les mythographes prétendent que le fleuve par lequel cette fontaine s'écoule dans la mer n'est autre que l'Alphée venu jusqu'ici des côtes du Péloponnèse, après avoir fait sous terre tout le trajet de la mer de Sicile, pour s'unir à l'Aréthuse, se séparer d'elle aussitôt et se perdre de nouveau dans la mer. »
Strabon, Géographie, VI, 2, 4
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