Activités du groupe Candide

Candide « l'optimisme de Voltaire »

L'histoire qui suit, permet de comprendre l'origine du nom de notre comité et d'en distinguer le sens

Cette histoire raconte la vie de Candide qui vivait en toute insouciance, dans un château où tout n'était que luxe et abondance. La vie était pour lui belle et agréable, car il ne connaissait ni la souffrance, ni le besoin. Pour lui, la vie était idéale et il pensait que le reste du monde vivait de la même manière et il ne cherchait donc pas à savoir comment était le monde extérieur car tout était pour lui, à portée de main.
Mais un jour, il posa les yeux sur la fille du châtelain, chose qui lui était formellement interdite. Alors ce fut pour lui, le début de la descente aux enfers car il fut ainsi expulsé du château.
Dans son errance, il découvrit alors le monde tel qu'il était vraiment ; avec ses inégalités, ses hauts et ses bas : un monde de guerres, de violence, de bêtise et de mort. Ainsi, Candide découvrit les bas fonds de la réalité terrestre et prit ainsi conscience du malheur qui sévissait dans son monde.

Que faisons-nous?

Nous, membres du comité Candide avons conscience des problèmes de ce monde et voulons y faire face, les rendre visibles aux yeux de tous, en discuter tous ensemble et y chercher des solutions. Le monde d'aujourd'hui a bien changé de celui dans lequel vivait Voltaire et beaucoup d'entre nous ne le connaissent pas vraiment, ne se posent pas forcément des questions, qui pourtant seraient essentielles à la compréhension la plus « juste » possible de la situation.

C'est pourquoi, nous offrons avec des films, des discussions et des conférences, l'occasion de mieux comprendre certains problèmes de ce monde, leurs causes et leurs conséquences, mais  nous cherchons aussi des bribes de solutions que des personnes ont imaginées ; nous sommes donc en quelque sorte une plateforme qui permet de rendre ces éléments accessibles aux élèves et professeurs du collège, de soutenir des projets et même de donner corps aux idées que chacun propose, d'en débattre.

Nous contacter

Ainsi, si vous voulez obtenir des informations périodiquement, savoir les agissements du comité et nous aider en fonction de vos disponibilités lorsque nous en avons besoin, il vous suffit de nous demander à être « ami » du comité Candide.

Et si vous êtes plus motivés encore, que vous désirez agir et participer aux décisions du comité, vous pouvez intégrer le comité en tant que « membre ».

De plus si vous avez des questions, des propositions ou des remarques à nous faire, il vous suffit de nous contacter.

Et dans chacun de ces cas, pour nous contacter vous pouvez envoyer un mail à l'adresse candide.csud(at)studentfr.ch, déposer un mot dans le casier candide ou, tout aussi simple, nous interpeler dans les couloirs.

Le comité Candide

Crise économique et tiers-monde

Le groupe Candide a un logo

Huitante pourcents de la population mondiale vit dans un pays en voie de développement. Actuellement, tous les pays sont touchés par la crise financière. Les pays industrialisés font des plans de relance et de sauvetage de grandes entreprises. Le Comité Candide a voulu savoir quelles sont les conséquences de la crise pour le tiers-monde. Monsieur Raoul Girard (professeur d'économie politique au Collège du Sud et conseiller communal de la ville de Bulle) a accepté de nous en parler :

Les pays pauvres sont séparés en deux catégories : les pays émergents (Inde, Chine, Brésil…) et les pays en voie de développement (continent africain, Bangladesh…). Actuellement, les pays émergents voient leur développement économique croître très rapidement notamment grâce au commerce avec les pays industrialisés. Les pays en voie de développement, au contraire, survivent principalement grâce à l'aide, publique ou privée, provenant des pays riches.

Les pays industrialisés avaient convenu de verser 0,7% de leur PIB pour le développement du tiers-monde chaque année. Seulement, avant la crise déjà, seuls deux pays avaient tenu cette promesse. Maintenant que les pays riches ont eux-mêmes des soucis financiers (argent servant aux plans de relance), les dons pour le tiers-monde vont chuter. Pourtant, les besoins des pays en voie de développement vont augmenter : la croissance démographique de ces pays est très grande (Inde : chaque année 18 millions d'habitants supplémentaires) et ceci nécessite de grands moyens financiers.

En d'autres mots, l'aide au développement va chuter et les besoins des pays pauvres vont augmenter : la situation va empirer dans les années à venir, alors même qu'elle est, à l'heure actuelle déjà, très peu enviable.

Documentaire sur le Darfour

Documentaire sur le Darfour

Diffusion suivie d'une réflexion collective

Avec la participation de :
M. Paul Grossrieder, ancien directeur général du CIC
M. Samuel Jordan, ancien délégué du CICR au Darfour
et journaliste au quotidien La Liberté.
Et d'autres personnalités de la Croix Rouge Fribourgeoise

Organisation : groupe Candide du Collège du Sud

Jeudi 14 mai 09, dès 16h00

Ci-contre: quelques photos de la discussion

Du sable et des larmes

Ce documentaire nous plonge dans la réalité de la situation au Darfour et analyse les événements historiques qui ont conduit à ce qu'un gouvernement, en majorité arabe, tue et déplace volontairement la partie noire- africaine de son propre peuple. Ce film examine aussi la longue série d'échecs de la communauté internationale et son incapacité à réagir dans une région du monde où l'une des pages les plus tragiques de l'histoire de l'humanité est en train de s'écrire (premier génocide du XXIe siècle).

Discussion à la suite du film

Suite à la projection du film « Darfour, du sable et des larmes », un débat a eu lieu. Monsieur Grossrieder et Monsieur Jordan notamment y ont pris part afin de nous parler de la situation au Darfour et de l'action humanitaire en général. De nombreux thèmes ont été abordés :

  • Est-ce que les gens agiront plus pour venir en aide aux pays dans le besoin s'ils culpabilisent ? Il semblerait que la réponse soit « non ». Il est très difficile d'agir matériellement pour aider les populations qui subissent des conflits. Mais, selon M.Grossrieder, si l'opinion publique a une juste vision des choses, sans pour autant culpabiliser, cela peut s'avérer très important.
  • La question de la Somalie a également été abordée afin de mettre en avant la puissance des médias. En effet, M. Michel Diot a fait remarqué que les pirates somaliens font la une des journaux pour du brigandage alors même que les conflits à l'intérieur du pays qui ont déjà fait plusieurs morts n'apparaissent que très brièvement dans les médias.
  • Pour revenir au Darfour, M. Pierre Sprumont a affirmé que les solutions au problème ne se trouvent pas chez nous mais bel et bien en Afrique et que nous ne pouvons rien faire de plus qu'envoyer des volontaires sur place.
  • Pour terminer, Monsieur Jordan a partagé son expérience en tant que délégué du CICR au Darfour : la situation n'a pas beaucoup évolué depuis 2003. Les populations continuent à subir et le travail des ONG est très difficile.

Nous profitons de ce résumé pour remercier les invités qui ont accepté de prendre part au débat et de partager leur expérience de l'humanitaire.