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Crise économique et tiers-monde |
Huitante pourcents de la population mondiale vit dans un pays en voie de développement. Actuellement, tous les pays sont touchés par la crise financière. Les pays industrialisés font des plans de relance et de sauvetage de grandes entreprises. Le Comité Candide a voulu savoir quelles sont les conséquences de la crise pour le tiers-monde. Monsieur Raoul Girard (professeur d’économie politique au Collège du Sud et conseiller communal de la ville de Bulle) a accepté de nous en parler : Les pays pauvres sont séparés en deux catégories : les pays émergents (Inde, Chine, Brésil…) et les pays en voie de développement (continent africain, Bangladesh…). Actuellement, les pays émergents voient leur développement économique croître très rapidement notamment grâce au commerce avec les pays industrialisés. Les pays en voie de développement, au contraire, survivent principalement grâce à l’aide, publique ou privée, provenant des pays riches. Les pays industrialisés avaient convenu de verser 0,7% de leur PIB pour le développement du tiers-monde chaque année. Seulement, avant la crise déjà, seuls deux pays avaient tenu cette promesse. Maintenant que les pays riches ont eux-mêmes des soucis financiers (argent servant aux plans de relance), les dons pour le tiers-monde vont chuter. Pourtant, les besoins des pays en voie de développement vont augmenter : la croissance démographique de ces pays est très grande (Inde : chaque année 18 millions d’habitants supplémentaires) et ceci nécessite de grands moyens financiers. En d’autres mots, l’aide au développement va chuter et les besoins des pays pauvres vont augmenter : la situation va empirer dans les années à venir, alors même qu’elle est, à l’heure actuelle déjà, très peu enviable. |
Documentaire sur le Darfour
Diffusion suivie d’une réflexion collective Avec la participation de : Organisation : groupe Candide du Collège du Sud Jeudi 14 mai 09, dès 16h00Ci-contre: quelques photos de la discussion |
Du sable et des larmes
Ce documentaire nous plonge dans la réalité de la situation au Darfour et analyse les événements historiques qui ont conduit à ce qu’un gouvernement, en majorité arabe, tue et déplace volontairement la partie noire- africaine de son propre peuple. Ce film examine aussi la longue série d’échecs de la communauté internationale et son incapacité à réagir dans une région du monde où l’une des pages les plus tragiques de l’histoire de l’humanité est en train de s’écrire (premier génocide du XXIe siècle).

Discussion à la suite du film
Suite à la projection du film « Darfour, du sable et des larmes », un débat a eu lieu. Monsieur Grossrieder et Monsieur Jordan notamment y ont pris part afin de nous parler de la situation au Darfour et de l’action humanitaire en général. De nombreux thèmes ont été abordés :
- Est-ce que les gens agiront plus pour venir en aide aux pays dans le besoin s’ils culpabilisent ? Il semblerait que la réponse soit « non ». Il est très difficile d’agir matériellement pour aider les populations qui subissent des conflits. Mais, selon M.Grossrieder, si l’opinion publique a une juste vision des choses, sans pour autant culpabiliser, cela peut s’avérer très important.
- La question de la Somalie a également été abordée afin de mettre en avant la puissance des médias. En effet, M. Michel Diot a fait remarqué que les pirates somaliens font la une des journaux pour du brigandage alors même que les conflits à l’intérieur du pays qui ont déjà fait plusieurs morts n’apparaissent que très brièvement dans les médias.
- Pour revenir au Darfour, M. Pierre Sprumont a affirmé que les solutions au problème ne se trouvent pas chez nous mais bel et bien en Afrique et que nous ne pouvons rien faire de plus qu’envoyer des volontaires sur place.
- Pour terminer, Monsieur Jordan a partagé son expérience en tant que délégué du CICR au Darfour : la situation n’a pas beaucoup évolué depuis 2003. Les populations continuent à subir et le travail des ONG est très difficile.
Nous profitons de ce résumé pour remercier les invités qui ont accepté de prendre part au débat et de partager leur expérience de l’humanitaire.
Proche-Orient - situation d'Israël

Carte : http://www.sitesatlas.com/Maps/Maps/603r.gif (consulté le 13 février 2009)
Conférence de P. Grossrieder
Entre décembre 2008 et janvier 2009, des combats intenses ont ensanglanté la bande de Gaza ; une guerre horrible (plus de 1000 Gaziotes tués) et une crise humanitaire terrible y sévissent. Afin d’avoir une idée plus nette d’un conflit dont on entend parler depuis notre naissance, le Comité Candide du Collège du Sud a invité Monsieur Paul Grossrieder, le parrain de notre association. Candide a pour but de nous apprendre à envisager le monde tel qu’il est pour tenter de le changer et l’améliorer. |
Enregistrements (4 parties)Suite de la conférence en 3 partiesComme ancien directeur du CICR, M. Paul Grossrieder est venu parler du Proche-Orient le 12 février 2009 à l’auditorium du CS. En une quarantaine de minutes, il a résumé l'histoire d'Israël depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours et a présenté une synthèse sommaire mais claire de la situation actuelle pour les non-initiés que nous sommes toutes et tous en de telles matières complexes. |

Pour en savoir un peu plus
A la fin du XIXe siècle, la diaspora juive est traversée de plusieurs courants idéologiques. Le sionisme s’impose grâce à son chef Theodor Herzel, lors du 1er Congrès juif mondial de Bâle en 1897 avec pour idée centrale, la création d’un « foyer national juif », progressivement envisagé « en Palestine ». En 1916, les Anglais proposent aux Arabes du Proche et Moyen-Orient la création d’un Etat arabe, sur les ruines de l’Empire ottoman. En novembre 1917, Lord Arthur James Balfour, ministre des Affaires étrangères de la Grande-Bretagne, fait une déclaration favorable à l’émergence d’un foyer national juif en Palestine. Désormais, deux peuples sont mis en attente de la même terre ! En 1920, Jérusalem connaît la première révolte des Arabes contre les résidents juifs.

Avec la Seconde Guerre mondiale et l’Holocauste, le sentiment de culpabilité est mondial à l’égard du peuple juif et la création d’un Etat d’Israël s’impose à la communauté internationale. L’activisme des Sionistes de Palestine pousse à la déclaration d’indépendance : bousculant les instances internationales, le chef des colons juifs de Palestine, David Ben Gourion proclame l’indépendance de l’Etat d’Israël, le 14 mai 1948.
Le 15 mai 1948, les peuples arabes lancent les hostilités contre le nouvel Etat mais ils subissent leur première défaite.
Du 5 au 10 juin 1967, lors de la Guerre des Six jours, on assiste à une offensive israélienne contre ses voisins. Se battant sur quatre fronts, Israël réussit à imposer des frontières nouvelles, intégrant le Sinaï, la Bande de Gaza, la Cisjordanie et le plateau du Golan.
Certes, le Sinaï et le Golan ont été rétrocédés en 1978, au terme des accords de Camp David entre l’Israélien Menahem Begin et l’Egyptien Anouar El Sadate, sous l’égide de l’Américain Jimmy Carter. A partir de 1987, commence la première Intifada des Palestiniens à l’égard des Israéliens : une révolte de désespoir contre une situation qui semble ne jamais devoir concrétiser le rêve d’un Etat palestinien cohérent et viable. En 2009, les frustrations accumulées depuis 90 ans, constituent un abcès de fixation de toutes les revendications arabes.
Que fera la nouvelle administration américaine ? Quel impact auront les dernières élections israéliennes sur le processus de paix ? Peut espérer à court ou moyen terme une solution durable ? Autant de questions posées par la rencontre avec M. Paul Grossrieder.
Serge Rossier et Pierre-Gilles Mocellin
Source image : blog.univ-provence.fr/blog/mondes-arabe-musulman-et-smitique/archives/2008/09/



