Le dernier testament de Ben Zion Avrohom

« Dans ce livre, j'essaye d'imaginer l'histoire telle qu'elle serait si le Messie, ou Jésus-Christ, était toujours vivant et vivait à New York en plein XXIe siècle. À quoi est-ce qu'il ressemblerait, en quoi est-ce qu'il croirait, comment est-ce qu'il vivrait ? Il aurait des liaisons avec des hommes, engrosserait les filles, il soignerait les malades et pratiquerait l'euthanasie…
Et vous, que feriez-vous si vous le rencontriez ? Mon but n'était pas de réécrire l'histoire du Christ. Je voulais créer une nouvelle mythologie, une qui ait du sens dans un monde d'armes nucléaires, de connaissances scientifiques avancées, d'Internet, de tests et de manipulations génétiques, un monde où l'on ne considère plus l'homosexualité comme un choix. Ce que je voulais, c'était raconter une histoire, faire une oeuvre d'art qui prenne tout son sens dans un monde sur lequel nous savons des choses que les gens ou les écrivains ne pouvaient pas savoir, ni même imaginer, il y a 2000 ans. Ai-je atteint mon but ? Les lecteurs, le temps, et l'Histoire me le diront. »
James Frey
Le reste est silencieux

Tommy a douze ans, et une maladie cardiaque qui lui interdit les jeux turbulents des garçons de son âge. Caché sous une table, il s'amuse à enregistrer sur son Mp3 le joyeux verbiage d'un banquet nuptial. Et voilà que l'on parle de sa mère, brutalement disparue dix ans plus tôt. Une brèche s'ouvre dans les secrets si bien gardés d'une famille recomposée, comme il en existe tant. La vie que tous croyaient ordonnée et paisible dérape, et les liens se distendent à mesure que l'histoire se tisse. Dans les non-dits de l'autre, chacun cherche sa propre vérité. L'enfant découvre à travers la mort violente de sa mère l'improbable "faute" de la judéité. Le père voit se raviver l'abyssale impuissance à protéger ceux qu'il aime. Et la belle-mère d'affronter une fragilité qui lui vient de l'enfance, une incapacité d'aimer et d'être aimée. Le reste est silence explore avec grâce la part d'ombre de chacun - cet infime espace intime auquel même l'amour ne peut donner accès - pour rappeler que c'est l'addition de toutes ces blessures qui constitue la pierre angulaire de l'édifice familial.
Caria Guelfenbein est née en 1959 à Santiago du Chili. Exilée en Angleterre après le coup d'Etat de Pinochet, elle y étudie la biologie, puis le dessin. De retour au Chili, elle travaille dans des agences de publicité. Le reste est silence est son troisième roman, en cours de traduction dans une dizaine de langues. Actes Sud a publié en 2007 Ma femme de ta vie (Babel n ° 963).
Hypothermie

Un soir d'automne. Maria est retrouvée pendue dans son chalet d'été sur les bords du lac de Thingvellir. Après autopsie, la police conclut à un suicide. Quelques jours plus tard, Erlendur reçoit la visite d'une amie de cette femme qui lui affirme que ce n'était pas "le genre" de Maria de se suicider et qui lui remet une cassette contenant l'enregistrement d'une séance chez un médium que Maria était allée consulter pour entrer en contact dans l'au-delà avec sa mère. Celle-ci lui avait promis de lui envoyer un signe. Au pays du fantastique et des fantômes, aussi dubitatif que réticent, le commissaire Erlendur, troublé par l'audition de la cassette, se sent obligé de reprendre l'enquête à l'insu de tous. II découvre que l'époux de Maria n'est pas aussi fiable qu'il en a l'air et ses investigations sur l'enfance de la suicidée, ses relations avec une mère étouffante vont le mener sur des voies inattendues semées de secrets et de douleur. Obsédé par le deuil et la disparition, harcelé par les frustrations de ses enfants, sceptique devant les croyances islandaises, bourru au coeur tendre, le commissaire Erlendur poursuit sa recherche sur lui-même et rafle tous les suffrages des lecteurs.
Un mot sur l'auteur
Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. II est l'auteur de romans noirs couronnés de nombreux prix prestigieux, publiés dans 37 pays.
Commentaire de lecteur, tiré de amazon.fr
Le livre des chemins

Ce livre est un jeu, autant qu’un acte de foi.
Il m’occupait depuis longtemps, mais je n’osais pas l’écrire. Je voulais que mon rôle n’y soit pas celui d’un auteur d’ouvrage, plutôt celui d’un passeur. Et que ses lecteurs ne soient pas des lecteurs, mais des pêcheurs de merveilles.
Comme qui dirait : « Toi qui es là, je te présente mes contes. Mes contes, je vous présente quelqu’un qui devrait vous plaire. Faites connaissance maintenant, et parlez, jouez ensemble ». Voilà quel était mon désir.
Tiré du blog de Henri Gougaud, commentaire de l'auteur
Sagesse, profondeur et rires sont mêlés dans ce délicieux livre. Qu'il est bon de se caler au coin de la cheminée avec ce petit trésor entre les mains. Pour tous les passionnés de l'invisible, du spirituel, du ludique... Ce livre est fabuleux! Commentaire de lecteur, tiré de amazon.fr
La cité des dieux sauvages

Le roman d'Isabel Allende a été conçu pour être lu à tout âge et par tous publics. Quand sa mère tombe malade, le jeune Alexander Cole s'engage avec sa grand-mère - une baroudeuse qui n'a pas froid aux yeux - dans une équipe du National Geographic qui se rend en Amazonie à la recherche d'une créature mystérieuse, que peu d'homme ont vus et que les indiens appellent « la Bête »... Participent également à cette expédition dirigée par un célèbre anthropologue, deux photographes, une séduisante doctoresse, un guide vénézuélien et sa fille, la merveilleuse Nadia... Entre Nadia, élevée dans la jungle, et Alexander, l'entente est immédiate. Un des buts de la mission est de vacciner les indiens connus comme les « gens de la brume ». Le voyage est parsemé d'embûches et de dangers, d'expériences aussi extraordinaires que surprenantes. Ce récit d'aventures a pour thèmes principaux : la tolérance et le respect de l'individu (les indiens, leur mode de vie et leur habitat) et l'adolescence (l'éveil sexuel, la séparation de la famille et l'apprentissage de l'indépendance).
Le fait du prince

Existe-t-il vacances plus profondes que de prendre congé de soi-même ? »
Baptiste Bordave voit mourir sur le seuil de sa porte un inconnu dont il décide de prendre l’identité.
Même âge, même aspect physique, mais le mort est riche, possède Jaguar, villa de luxe, épouse blonde et superbe… Devenu Olaf Sildur sans état d’âme, Baptiste espère couler des jours heureux à boire du champagne avec la veuve qui admet sa présence avec un naturel confondant.
Un conte moral (ou amoral, selon la lecture qu’on en fait) qu’il faut appréhender comme une sorte de fantasme universel, un conte de fées pour grandes personnes puisque le héros, de banal et commun, devient une sorte de maître du monde, de maître de son monde (richesse, ivresse, beauté…).
Maniant paradoxes, assertions et semi-vérités, Amélie Nothomb nous livre sa vision de l’utopie à deux où la liberté, le non faire et l’imprévisible sont rois, et le champagne le meilleur remède pour vivre heureux !
Le petit prince

Livre emblématique du catalogue pour la jeunesse des Éditions Gallimard, Le Petit Prince s’écrit maintenant en bande dessinée. Merci à Télérama de partager notre enthousiasme et de célébrer l’événement dans ses pages.
En 1945, déjà, le conte d’Antoine de Saint-Exupéry faisait l’objet d’une prépublication. Le magazine Elle, qui avait la primeur des bonnes feuilles, les donnait à lire dans son numéro 2, quelques mois avant la parution en France de l’ouvrage, en avril 1946.
C’était à l’aube d’une extraordinaire aventure éditoriale. Le Petit Prince était sur le point de conquérir le monde. Sa force symbolique, sa portée universelle allaient lui donner une place toute particulière dans le cœur de millions de lecteurs de tous âges.
Avec la Succession Saint-Exupéry, nous prolongeons aujourd’hui l’aventure du Petit Prince par la bande dessinée. Et quelle bande dessinée ! Joann Sfar met tout son art au service du livre de son enfance. Il sait en restituer l’esprit et la poésie uniques. Il sait aussi être fidèle à lui-même, raconter l’histoire avec cette grâce et cette générosité qui n’appartiennent qu’à lui.
Avec Joann Sfar, Le Petit Prince est un miracle de beauté et d’émotion, une nouvelle fois.
Un lieu incertain

Adamsberg part pour trois jours de colloque à Londres. Estalère, le jeune brigadier, et Danglard - terrorisé à l'idée de passer sous la Manche - sont du voyage. Tout devait se passer de manière aérienne et décontractée, mais un événement macabre alerte leur collègue de New Scotland Yard, Radstock. Clyde-Fox, un original local, lui parle du vieux cimetière de Highgate. Des chaussures - avec des pieds dedans - font face au cimetière, « un des cimetières romantiques les plus baroques de l'Occident », un lieu macabre, gothique, unique. Tandis que l'enquête anglaise commence, les français rentrent au pays, et se retrouvent confronté à un horrible massacre dans un pavillon de banlieue. De fil en aiguille, Adamsberg, avec l'aide de Danglard, remonte une piste de vampires, et de tueurs de vampires, jusqu'en Serbie. Le commissaire est au centre du roman, dans tous les sens du terme. La Boule se trouve presque un rival, Danglard est à deux doigts de tomber amoureux, Retancourt est toujours aussi efficace, mais la brigade est toujours mouvante.
