Un peu de lecture pour la rentrée

Cher lecteur,

 

Après une longue absence, la rubrique « Coups de cœur » revient à vous. N’oubliez pas que la bibliothèque n’est pas seulement un espace de travail, mais aussi un lieu de culture et d’évasion ! 

 

 

La maîtresse de la mort : Les chroniques de Nicci T.1 Terry Goodwin

La fantasy offre un avantage dans un monde (le nôtre !) qui nous écrase de son implacable réalité : une évasion dans un univers complètement différent.

Et pourtant… les passions qui animent les personnages de ces « alter-mondes » fantastiques ne sont guère différentes des nôtres : amour, haine, désir de puissance, de vengeance. Et les combats homériques qui labourent ces univers ne sont que le reflet, à une échelle gigantesque, de nos propres turpitudes.

Cette introduction faite, parlons du tout nouveau cycle établi par le fameux Terry Goodkind (auteur notamment du cycle de l’Epée et vérité), à savoir : les chroniques de Nicci dont votre bibliothèque a acquis le premier tome.

« Nommé ambassadeur itinérant par Richard, Nathan Rahl, son lointain ancêtre, entend porter haut les couleurs de D’Hara. Le connaissant bien – et depuis près de deux siècles –, Nicci craint surtout que le flamboyant sorcier n’aille à la rencontre de bien des ennuis. Consciente de ne plus avoir vraiment sa place auprès du Sourcier, elle décide d’accompagner le vieil homme.

Nathan commence fort : une visite à Rouge, la voyante, qui s’empresse de le charger d’une mystérieuse mission aux confins de l’Ancien Monde.

L’aventure recommence, mélange d’exaltation héroïque et de griserie du danger. Face à l’ampleur du défi à relever, fallait-il s’étonner que la Maîtresse de la Mort décide de reprendre du service ? »

 

 

Comment Baptiste est mort, d'Alain Blottière (prix Décembre)

« Enlevé dans le désert par un groupe de djihadistes avec ses parents et ses frères, Baptiste, après plusieurs semaines de captivité, est le seul à être libéré. Ponctué d’hésitations, de silences, son débriefing laisse apparaître des zones d’ombre, des secrets qu’il tient à garder. Le garçon semble aussi avoir perdu la mémoire d’événements importants. Peu à peu, néanmoins, se révèle l’histoire extraordinaire et cruelle de celui à qui ses ravisseurs ont donné le nom d’un renard du désert Yumaï. »

 

Un roman, on le voit, qui entre en résonnance profonde avec notre époque avec ces thèmes hélas bien actuels. Et pourtant, ces généralités (« djihadisme », « terrorisme », …) sont des voiles qui cachent autant de réalités individuelles. Et quand il s’agit d’un enfant plongé dans un univers barbare et incompréhensible, la réalité devient d’autant plus étouffante.

Le dernier des nôtres, d'Adélaïde de Clermont-Tonnerre (Grand Prix de l’Académie française)

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les réactions à ce roman sont contrastées. Certains l’ont trouvé palpitant et bien écrit ; d’autres ont estimé que le style était digne de la série « Harlequin ». Il y a en tout cas suffisamment de passages croustillants et de suspense avec deux histoires parallèles (Manhattan, 1969 et Dresde, 1945) pour inciter le lecteur à tourner la page.

Faites-vous votre propre opinion… sans débourser un centime grâce à votre bibliothèque favorite !

 

 

Cartel, de Don Winslow

« En 2004, Adan Barrera, baron de la drogue se trouve dans une prison fédérale de Californie. Art Keller, ex-agent de la DEA à l'origine de cette incarcération, a tout perdu après avoir lutté trente ans contre Adan et s'est replié dans un monastère. Mais le criminel s'échappe, reprend les affaires et met la tête d'Art à prix pour deux millions de dollars. Ce dernier recommence alors l'enquête. (Electre) »

Et que diriez-vous d’un policier après toute cette littérature ? Du suspense servi par une écriture serrée et efficace. Un bon moment de divertissement pour oublier, l'espace béni d'une lecture, vos soucis… à moins que le méchant de l’histoire n’ait tendance à vous les remettre en mémoire ! Dans ce cas, on ne peut rien pour vous !

A noter pour les hispanophiles parmi vous que nous possédons également la version espagnole !

Le fils de Saul, de Lázló Nemes

« Octobre 1944, Auschwitz-Birkenau. Saul Auslander est membre du Sonderkommando, ce groupe de prisonniers juifs isolé du reste du camp et forcé d'assister les nazis dans leur plan d'extermination. Il travaille dans l'un des crématoriums quand il découvre le cadavre d'un garçon dans les traits duquel il reconnaît son fils. Alors que le Sonderkommando prépare une révolte, il décide d'accomplir l'impossible : sauver le corps de l'enfant des flammes et lui offrir une véritable sépulture. »

On ne peut pas dire que le thème soit très original ; cependant, la photographie du film vaut le détour…

Le monde libre, d'Aude Lancelin

« Une plongée sans précédent dans les eaux troubles du « quatrième pouvoir » ! Aude Lancelin, ancienne directrice adjointe de L Obs et de Marianne, raconte de l’intérieur un système médiatique français à la dérive... et en miroir, une gauche en pleine déliquescence qui a perdu tous ses repères. »

En France (mais pas seulement…), la caste médiatique est particulièrement intéressante à étudier. Compromissions avec le pouvoir en place, mise en valeur d’intellectuels formatés, système en vase clos où chacun se renvoie l’ascenseur. Et qui plus est, ces médias sont, du moins chez nos voisins, grassement subventionnés. Mais, qu’on s’en réjouisse ou non, ce système est gentiment en train de se disloquer. 

L’aquarelle pour les Nuls, de Colette Pitcher

Vous vous sentez une âme d’artiste ? Vous êtes de ceux qui croient à la beauté ? Vous ressentez l’impérieux besoin de connecter vos doigts à votre esprit ? Soucieux de répondre à ce besoin légitime, votre bibliothèque vous propose, cette fois-ci, de vous initier à l’aquarelle. Montrez-nous vos œuvres ; peut-être jugera-t-on l’une d’elles digne d’orner nos vitrines ?

Note : et ceux d’entre vous qui s’intéressent au dessin, à la peinture, voire même à l’art en général, nous ne vous avons pas oubliés.

Chanson douce, de Leïla Slimani

« Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame. A travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant. »

Si vous aimez les ambiances troubles et malsaines, ce roman est fait pour vous.

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